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Il est très rare qu’un membre de la société Eyeo, éditeur d’Adblock Plus s’exprime publiquement, encore plus rare ici en France. Et pour cause : entre leur discours et la réalité de ce qu’ils font, l’écart se creuse.. Cette solution, téléchargée plus de millions de fois (estimation d’Eyeo, éditeur du logiciel) bloque les affichages publicitaires “intrusifs” dans les navigateurs. Par conséquent, ce sont autant de revenus qui échappent aux éditeurs, mettant en péril le seul moyen de subsistance des producteurs de contenus web gratuits dont nous profitons tous les jours.

Lors d’une table ronde, Kai Recke, responsable juridique d’Eyeo, s’est exprimé sur les objectifs du logiciel AdBlock Plus. Cette intervention prouve une fois de plus les contradictions du modèle et son véritable danger pour les éditeurs et les internautes.
AdBlock Plus donne au consommateur le pouvoir de refuser la publicité, sans l’informer de la potentielle illégalité de cet usage

L’argument numéro 1 d’AdBlock Plus est d’être pro-consommateur. En leur offrant le choix d’afficher une publicité ou non, il leurs donnerait une liberté qu’ils méritent. Cependant, il est important de noter qu’il existe un vide juridique autour de la violation de la propriété intellectuelle par les AdBlockers. Dans la mesure où AdBlock n’agit pas sur le contenu en tant que tel, mais sur la manière dont celui-ci apparaît sur le navigateur d’un internaute (soit en privé, même s’il s’agit de la même manière pour les millions d’utilisateurs d’AdBlock), peut-on considérer qu’il s’agit d’une dégradation de l’oeuvre originale ? Il est en tout cas clair que le contrat initial est vicié: les contenus proposés par les éditeurs comportent en leur sein la publicité, source de revenus. Fournir un logiciel qui permet de s’en affranchir revient à encourager le phénomène du “passager clandestin”, celui-là même qui nourrit le téléchargement illégal &#; les sites de “torrents” ayant au moins le mérite de prévenir leurs utilisateurs du caractère illégal de leurs actions.

AdBlock Plus protège les données personnelles des internautes, mais seulement de ceux qui connaissent le système

Au delà de bloquer la publicité, AdBlock Plus se proclame le protecteur des données privées &#; car certaines publicités comportent des outils de suivi des internautes, qui permettent un ciblage plus fin. La solution AdBlock comporte effectivement une solution d’anti-tracking sous la forme d’une liste parmi d’autres (liste de publicités en français, liste de publicités pour les sites pour adulte etc). Etrangement, la liste “privacy tracking” n’est pas activée par défaut lorsqu’un utilisateur installe AdBlock Plus. Si vous craignez l’utilisation de vos données privées, optez donc pour des solutions dédiées, comme Ghostery.

Plus largement, ce positionnement pose la question de la légitimité d’action d’AdBlock Plus. Selon moi, la protection des données privées des utilisateurs doit être régie par la loi &#; et certainement pas en sanctionnant les éditeurs. Le processus législatif est en cours, on l’a vu avec l’adoption de la Directive //CE transposée en droit français en Cette directive est elle-même un amendement à une directive de , ce qui prouve que la loi s’adapte aux évolutions réelles. Aux Etats-Unis, le “Do not track me online act” régule lui aussi l’utilisation des données des internautes.

AdBlock Plus tolère uniquement la publicité acceptable, soit celle qui est la plus difficile d’identifier comme telle

Rentrons dans des problématiques plus économiques. AdBlock Plus se défend de mettre en péril le modèle de business du contenu en ligne &#; financé pour ainsi dire exclusivement par la publicité &#; arguant du fait qu’il ne bloque que les publicités “intrusives” &#; celles considérées comme les moins intrusives sont mises sur liste blanche et les éditeurs sont “autorisés” à les diffuser auprès des utilisateurs d’AdBlock Plus, moyennant finance. Le détail de la charte est disponible ici.

Il suffit de faire un très rapide effort de comparaison pour réaliser l’aberration du système. Sur le site autumnrock.be, la publicité “whitelisted” par AdBlock Plus occupe 30% de la surface de la page. Mieux, le contenu « utile » (les résultats naturels de la page) ne représente que 13% de la surface de la page. Il y a donc 2,3 fois plus de pub que de contenu ! Sur le site du New York Times, la publicité représente 7,9% de la surface des pages mais reste blacklisté par AdBlock Plus. Sur autumnrock.be, la différence entre un lien sponsorisé et un résultat naturel est difficile à faire pour un internaute non expert. Sur le New York Times, la différence semble nettement plus claire entre un article est une publicité pour un produit.

Cette aberration réside dans le fonctionnement même d’AdBlock Plus. Les publicités intrusives sont identifiées comme telles par des groupes d’utilisateurs qui les ajoutent de manière collaborative à une liste appelée Easylist, et qui impacte la totalité des utilisateurs, des formats et des sites. Les problèmes de ciblage, de contexte ou de timing de publicités ne sont pas du tout pris en compte par ce système, qui déclare “intrusive” une publicité arbitrairement, et en fondant l’analyse principalement sur son format. Alors que l’industrie de la publicité tente de concevoir un système plus intelligent, plus en accord avec le consommateur, AdBlock Plus vient saper ces efforts.

AdBlock ôte la publicité pour l’internaute et le prive aussi du choix de s’informer sur son acte

Les éditeurs les plus conscients de la menace que fait peser AdBlock Plus à leurs business font le choix de l’expliquer à leurs visiteurs. C’est une très bonne manière, selon moi, de faire un effort d’éducation de l’internaute au fonctionnement du web &#; une éducation primordiale, notamment dans un contexte d’exploitation des données privées &#; et ce sans teinter de démagogie l’argumentaire, comme le fait AdBlock Plus. Mais là encore, AdBlock Plus empêche cette communication en bloquant les messages. Dans certains cas, AdBlock Plus bloque même les offres d’abonnements payants aux médias, ne leur laissant réellement plus d’alternative.

Ce sont tous ces constats qui m’ont poussé à créer Secret Media, qui contre AdBlock Plus et permet les affichages publicitaires chez des éditeurs sélectionnés. Nous pensons que la publicité doit être assumée par les éditeurs comme par les utilisateurs afin de maintenir un accès gratuit aux contenus sur internet. AdBlock Plus ne fait que rendre les formats publicitaires plus difficiles à percevoir pour les utilisateurs, tout en ne proposant aucun contre-modèle. Ce n’est certainement pas un service rendu à la liberté d’expression.

Frédéric Montagnon est le Fondateur de Secret Media et expert pour autumnrock.be

Il a également fondéOverBlog, et Nomao (partie intégrante de Teads aujourd’hui)

Retrouvez Frédéric Montagnon sur Twitter, @fred_montagnon.


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