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Video seisme japon mars 2011

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Il était un peu plus de 17 h 15 à Tokyo, on commençait à songer à ranger nos affaires pour quitter le bureau, comme de nombreux Japonais travaillant dans les gratte-ciel de Tokyo quand, soudain, a retenti l'alerte "attention, avertissement séisme". Les capteurs sous-marins de l'agence japonaise de météorologie venaient de détecter les signes précurseurs d'une violente secousse tellurique dans le nord-est du Japon. Effectivement, quelques secondes plus tard, l'immeuble dans lequel nous nous trouvions a commencé à sérieusement tanguer, avec un bruit infernal, nous rappelant ce que nous avions vécu un an et demi plus tôt, un certain 11 mars Cela a duré longtemps, mais la violence n'était pas aussi forte. Des fenêtres de l'immeuble occupé par l'agence de presse japonaise Jiji et par l'AFP, nous n'avons pas vu des hordes de Japonais affolés quitter en courant les bâtiments ni des voitures s'arrêter sur l'autoroute périphérique de Tokyo. On tenait encore debout.

La hantise du scénario-catastrophe

Néanmoins, les télévisions ont immédiatement interrompu leurs programmes pour ouvrir une édition spéciale d'information. Dans les trois minutes qui ont suivi, l'agence de météo publiait les détails du séisme de magnitude 7,3, survenu à 17 h 18, heure locale, au large de la côte nord-est, dans la même région que celui du 11 mars. Une alerte au tsunami a été lancée à 17 h 23, couvrant presque toute la côte Pacifique de l'archipel, avec un risque de vague de 2 mètres dans la préfecture de Miyagi, déjà la plus sinistrée en mars , forçant une partie de la population à évacuer vers les refuges en hauteur.

Beaucoup de Japonais, se souvenant du drame un an et demi plus tôt, ont eu une peur bleue et ont évidemment tenté de joindre leur famille, comme moi. La hantise d'un même scénario-catastrophe était dans toutes les têtes, le 11 mars était aussi un vendredi. Puis la compagnie d'électricité et les autorités nucléaires ont immédiatement indiqué qu'aucune anomalie n'avait été détectée à la centrale atomique accidentée de Fukushima. Mais cela ne rassurait pas outre mesure, car le 11 mars également tout allait prétendument "bien", jusqu'à l'arrivée d'une déferlante qui a englouti les systèmes de refroidissement de secours du complexe nucléaire Fukushima-Daiichi.
À 18 h 2, 40 minutes après les secousses, une première vague d'un mètre a été mesurée sur la côte d'Ishinomaki, cité la plus meurtrie du 11 mars et qui garde encore de graves séquelles de ce désastre naturel historique. Fort heureusement, la suite n'a pas cette fois dégénéré de la même façon et les flots suivants ont été moins importants.

Une énième réplique du séisme du 11 mars

Environ deux heures après le séisme, l'alerte a été levée et tout s'est calmé. Une dizaine de blessés légers auraient été déplorés, selon les médias japonais qui compilaient les données des autorités. Des vols ont été annulés, principalement à l'aéroport de Sendai, des trains retardés, la circulation interrompue sur des portions d'autoroute, mais rien de dramatique.

Il est fort probable que ce nouveau violent séisme soit une réplique de celui du 11 mars, qui, suivi d'un tsunami gigantesque, a tué près de 20 personnes. Depuis cette date, des milliers de secousses ont eu lieu dans la même région, celle de ce vendredi étant une des plus violentes. Mais d'autres encore auront lieu, et ce, durant des dizaines d'années, selon les experts. Les Japonais le savent, tentent de se préparer, mais psychologiquement on ne l'est jamais vraiment, surtout si au moment où la terre tremble on n'est pas à côté de ses proches. On craint alors le pire, forcément.

Le Japon est la région du monde où sont enregistrés plus de 20 % des séismes les plus violents recensés chaque année. Aucune zone de l'archipel n'est épargnée, mais l'agglomération de Tokyo, la plus peuplée (35 millions d'âmes), est l'une des plus vulnérables. Alors, ce vendredi aussi, on a pensé au "big one", l'hypothétique méga-séisme auquel les autorités tentent de préparer les citoyens, les entreprises, les institutions et les infrastructures. Si les techniques parasismiques sont déjà très performantes, les risques de dégâts majeurs ne sont pas écartés. Le séisme de ce vendredi est un nouveau coup de semonce pour s'en souvenir.



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