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Ariege bel ariege

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Jean-Pierre Bel, né le à Lavaur (Tarn), est un homme d'Étatfrançais.

Il est maire de Mijanès, puis de Lavelanet, deux communes de l'Ariège, département duquel il est sénateur de à

Devenu président du groupe socialiste en , il mène l'opposition sénatoriale jusqu'en , date à laquelle la gauche remporte une victoire relative aux élections sénatoriales, ce qui lui permet d'être élu président du Sénat. Sous la Ve République, il est le seul président du Sénat socialiste et celui ayant eu la présidence la plus courte.

Critiqué pour les difficultés rencontrées par la majorité sénatoriale de gauche, il ne se représente pas et annonce qu'il quitte définitivement la vie politique en

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Bel naît dans une famille de résistantscommunistes[1]. Son père est cadre commercial, sa mère une employée aux Postes, télégraphes et téléphones (PTT)[2].

Après ses études secondaires au lycée Berthelot de Toulouse, il obtient une maîtrise puis un Diplôme d'études approfondies (DEA) de droit public à l'université des sciences sociales à Toulouse[2],[3]. Responsable, de à , d'un centre de vacances à Font-Romeu, il dirige un office de tourisme, avant d'épouser la fille de Robert Naudi, président du conseil général de l'Ariège de à [4]&#;; de ce mariage naissent deux filles.

Divorcé, Jean-Pierre Bel est marié en secondes noces à Irina Pla Godínez, mannequin originaire de Cuba, avec laquelle il a une fille[5],[6].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Dans les années , Jean-Pierre Bel connaît son premier engagement au sein de réseaux de solidarité avec les mouvements espagnols en lutte contre la dictature franquiste, actifs dans le Sud de la France. Ces réseaux s'occupaient, en France, de l'accueil des réfugiés, assuraient la liaison entre les militants des deux côtés des Pyrénées et apportaient un soutien aux mouvements de lutte en Espagne en y acheminant agents et matériel. Arrêté lors d'une opération de convoyage, Jean-Pierre Bel est emprisonné quelque temps en Espagne[4].

Il milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qu'il quitte en , pour s'installer à Mijanès, le village natal de sa femme en Ariège.

Élu local et sénateur[modifier | modifier le code]

C'est en que Jean-Pierre Bel entame sa carrière politique en rejoignant le Parti socialiste et en devenant maire de Mijanès, commune ariègeoise de 90 habitants. Neuf ans plus tard, en , il est élu conseiller régional de Midi-Pyrénées[2].

Il intègre le conseil national du Parti socialiste en , et siège au bureau national jusqu'en Il est secrétaire national aux fédérations de à , puis secrétaire national chargé des élections jusqu'en Proche de François Hollande, il est secrétaire national auprès du premier secrétaire de à [2]. En , Bel est nommé conseiller technique dans le cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Daniel Vaillant, et ce jusqu'en , année au cours de laquelle il est élu sénateur de l'Ariège sous l'étiquette socialiste[2].

En , trois ans après avoir quitté ses fonctions de maire de Mijanès, il est élu au conseil général de l'Ariège dans le canton de Lavelanet, et siège jusqu'à son élection comme maire du chef-lieu, en [2]. Jean-Pierre Bel est également membre du conseil national de la montagne de à [2]. Il préside l'Association des maires et des élus de l'Ariège à partir de , et appartient au bureau de l'Association des maires de France de à [2]. Lors des élections municipales de , ne souhaitant pas se représenter comme maire de Lavelanet, il laisse la tête de liste à son premier adjoint, Marc Sanchez, qui lui succède à la mairie[7].

Jean-Pierre Bel occupe les fonctions de secrétaire du Sénat de à [2]. À la suite des élections sénatoriales du 26 septembre , il succède à Claude Estier à la présidence du groupe socialiste du Sénat. Il se présente à l'élection du président du Sénat face au président sortant, le sénateur RPR Christian Poncelet, qui est élu pour un troisième mandat. Le , Jean-Pierre Bel est réélu sénateur de l'Ariège, obtenant 76,21&#;% des suffrages au premier tour. Il présente à nouveau sa candidature pour le Petit Luxembourg, mais échoue une fois de plus, face, cette fois, à l'ancien ministre UMP, Gérard Larcher. Jean-Pierre Bel devient alors membre de la commission des affaires économiques et du plan. C'est à cette époque qu'il facilite l'embauche de sa compagne et future épouse comme assistante parlementaire d'un de ses amis sénateurs, Alain Fauconnier[8],[9].

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À l'issue de la victoire de la gauche aux élections sénatoriales du 25 septembre , Jean-Pierre Bel est élu président du Sénat, le , avec voix, contre voix au président sortant, Gérard Larcher, et 29 voix à la candidate centriste Valérie Létard[10],[11],[12]. Il devient ainsi le premier président socialiste de la Chambre haute du Parlement français sous la Ve République.

Sa présidence est marquée par des critiques quant à sa faible autorité et par la défiance des communistes, qui, votant comme l'opposition de droite sur certains textes, ont amené le Sénat à rejeter plusieurs textes présentés par le gouvernement socialiste, dont la réforme territoriale[13],[14]. Discret sur le plan médiatique, il se voit reprocher de n'être pas parvenu à incarner pleinement la fonction et d'avoir réduit l'influence du Sénat sur la scène politique[15]. Lui-même affirme avoir «&#;beaucoup de regrets&#;» concernant son mandat[16].

Retrait de la vie politique nationale[modifier | modifier le code]

Le , Jean-Pierre Bel annonce, dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde, son intention de ne pas se présenter au scrutin sénatorial de ainsi qu'à aucune autre fonction élective[17]. La droite retrouve la majorité à la suite de ce renouvellement et le mandat de Jean-Pierre Bel se termine le . Son prédécesseur Gérard Larcher retrouve la présidence du Sénat le lendemain.

François Hollande le nomme, en , envoyé personnel du président de la République française pour l'Amérique latine et les Caraïbes[18]. Il œuvre en particulier pendant deux ans et demi au rapprochement avec Cuba, qu'il connaît bien[19],[20], et avec le Panama après le scandale des Panama Papers[21]. Ses fonctions prennent fin avec l'élection à l’Élysée d'Emmanuel Macron.

Dans un entretien accordé au journal régional La Dépêche du Midi du , il déclare envisager de sortir de sa retraite pour se présenter aux élections municipales de à Toulouse[22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Détails des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Bel avec le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, en
  1. ↑Jean-Pierre Bel&#;: un apparatchik en pleine lumière
  2. abcdefgh et iNotice biographique, Who's Who in France,
  3. ↑Michel Urvoy, «&#;Jean-Pierre Bel&#;: cherchez le défaut&#;!&#;», Ouest-France,&#; (lire en ligne)
  4. a et b«&#;Jean-Pierre Bel, la révolution au Palais&#;», portrait dans Le Monde,
  5. ↑«&#;Sénat&#;: Bel, l'Ariégeois au pied du plateau&#;», La Dépêche,
  6. ↑autumnrock.be
  7. ↑«&#;Elections sénatoriales en Ariège&#;: la bataille est engagée&#;!&#;», Ariege News, (consulté le 14 septembre )
  8. ↑article (réservé aux abonnés) publié le 30/09/14 par le site d'information Mediapart
  9. ↑autumnrock.be
  10. ↑«&#;Jean-Pierre Bel, premier président socialiste de l’histoire du Sénat&#;», France Info,&#; (lire en ligne)
  11. ↑«&#;Sénatoriales&#;: vers un duel Larcher-Bel le 1er octobre&#;», Le Parisien, (consulté le 25 septembre ).
  12. ↑«&#;Jean-Pierre Bel élu à la présidence du Sénat&#;», Le Nouvel Observateur, (consulté le 1er octobre ).
  13. ↑Sophie Huet, «&#;La droite déterminée à reprendre le Sénat&#;», Le Figaro, 18 juillet , page 4.
  14. ↑Anne Rovan, «&#;Jean-Pierre Bel, une étoile filante à la Haute Assemblée&#;», Le Figaro, vendredi 18 juillet , page 4.
  15. ↑autumnrock.be
  16. ↑autumnrock.be
  17. ↑autumnrock.be
  18. ↑autumnrock.be
  19. ↑autumnrock.be
  20. ↑autumnrock.be
  21. ↑autumnrock.be
  22. ↑«&#;Exclusif&#;: l'ancien président du Sénat J-P Bel dans les starting-blocks pour la mairie de Toulouse&#;», autumnrock.be,&#; (lire en ligne, consulté le 28 juin )
  23. ↑Décret
  24. ↑«&#;Qui est Jean-Pierre Bel, le nouveau président du Sénat&#;», sur autumnrock.be, (consulté le 23 janvier )

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